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 astrée ✪ they just promised it would be worth it. (terminée)

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MessageSujet: astrée ✪ they just promised it would be worth it. (terminée)   Jeu 12 Avr - 17:31

Astrée Níniel Wilshire
all magic comes with a price.
× votre âge : 20 ans, va sur ses 21 (13/12/1975)
× ascendance : Sang pure
× nationalité : Britannique
× habitation : Nottingham
× étude : Dernière année - filière professorale à l'université d'Aberdeen
× métier : Aucun, étudie pour devenir professeur de Soins aux Créatures Magiques.
× particularité : /
× camp : Braxus
× baguette : 24.5 centimètres de longueur, bois d'olivier, composée d'un ventricule de cœur de dragon.
× animaux de compagnie : Shade, petit chat bleu russe qu'elle trimbale partout.
× patronus : Un renne
× épouvantard : Des billes, une tonne de billes, glissant sous ses pieds.
× membre de famille : James Wilshire (père décédé) ; Felicity Donovan Wilshire (mère décédée) ; Cynan Wilshire (frère décédé).
× avatar : Emilia Clarke
× crédit : tumblr.
Je suis moi !
Un caractère bien difficile à cerner, pourtant il n'y a pas grand chose à dire. Elle n'est pas contradictoire ou lunatique, c'est même l'opposé absolue. Astrée a toujours été très portée sur les valeurs sures, comme la famille. C'est pour cela qu'après le massacre de ses proches, son monde s'étant écroulé sans qu'elle ne puisse s'y être préparée, elle est devenue aussi froide et peu clémente envers les autres. Elle a tendance à ne voir que le mauvais côté du miroir, la tasse à moitié vide. Pour elle, personne ne veut de bien à personne, tout n'est que manipulation, enchevêtrement de corruptions et de mensonges. Personne ne mérite sa confiance puisque personne ne peut lui assurer de ne jamais la trahir. Elle est toujours sur la défensive, prête à sortir les griffes. C'est une insensible, elle n'est vraiment pas le type généreux et compréhensif, elle n'écoute jamais personne, ne voulant pas perdre son temps. Elle est dotée d'un franc parler qui ne plaît pas forcément, mais se montre très habile au mensonge si cela l'arrange. Cependant, derrière ce caractère peu avenant, elle cache de grandes connaissances. Instruite et de famille pure, elle sait comment se tenir, comment insulter sans paraître insolente, par exemple. Elle est toujours au courant de ce qu'il se trame, curieuse et informée. Sa soif de lecture également peut la faire paraître pour une jeune femme calme et posée, pourtant elle est très active, notamment lorsqu'elle s'occupe des animaux magiques qu'elle affectionne. Elle ne s'attache pas forcément à eux - elle ne s'attache à personne - mais elle les estime plus que les hommes. Elle est profondément dégoûtée par la race humaine - par les moldus, sang mêlés, sang de bourbe - qu'elle porte le peu d'affection qu'il lui reste encore sur ces bêtes qu'elle admire pour leurs facultés magiques mais leur racine sauvage. Ils manient à la perfection ceux à quoi elle aspire : une fascination abrupte, une capacité surnaturelle conservée à l'état bestial. Il n'y a pas à dire, elle est pour la liberté des sorciers et compte bien faire part de son esprit pour venir en aide à cette cause, quitte à y laisser tout ce qu'il lui reste.
Je ressemble à ça !
Astrée a hérité de la chevelure brune de son père mais il faut savoir qu'il lui arrive souvent de les faire passer au blond, couleur qu'elle affectionne car elle lui rappelle sa défunte mère. C'est la seule partie de son corps qu'elle modifie, ses yeux bleus-gris la contentant. Le reste de son corps est marqué de bleus multiples et de quelques marques discrètes, dues à son activité physique et sa maladresse. Elle a quelques cicatrices profondes, sur les chevilles, toujours dissimulées, vestiges de son passé.
Il était une fois mon histoire !

❝ the most painful goodbyes are the ones
that are never said and never explained ❞
Les secrets de famille sont des armes silencieuses, murées dans l'ombre, certainement les plus dangereuses de toutes les menaces. On ne sait pas qu'ils sont là, mais ils guettent, attendant le moment le plus approprié pour se faire connaître et, lorsqu'enfin leur existence devient publique, les dégâts ne se font pas attendre. « Maman, qu'est-ce qui se passe ? Maman, maman calme toi, dis moi ce que je dois faire... » « Monte à l'étage avec ton frère. » « Maman... » La petite fille aux cheveux blonds tenait fermement la main d'un garçon aux cheveux noirs, à peine plus petit qu'elle. Ses grands yeux étaient ouverts, plein de surprise et de peur, ses muscles tendus et son cœur battant plus fort qu'il ne le devait. La femme vint poser sur chacun d'eux un regard bienveillant, même s'il n'était pas difficile de distinguer les larmes effacés sur ses joues rosées. Sans un mot, elle les serra dans ses bras, murmurant des paroles incompréhensibles. Bien qu'ils étaient déconcertés au possible, ils laissèrent leur curiosité de côté et répondirent à cette étreinte, comme s'ils sentaient qu'ils n'auraient plus l'occasion d'en avoir une avant longtemps. Ils restèrent un moment tous les trois enlacés, avant que la femme ne se décide à les écarter, s'adressant à la plus âgée. Le gris de ses yeux était intense, sa main posée sur son épaule tellement glacée, et la tension dans l'atmosphère donnait à la fillette l'envie de s'enfuir en courant. « Astrée, regarde moi. Écoute moi bien. » Elle ne bougea pas, obéissant à sa mère comme elle l'avait toujours fait. L'instinct de protection, c'est ce qu'elle comprit soudainement. Souvent, lors d'entrevues qu'elles avaient partagées toutes deux, sa mère lui avait fait part du lien qui unissait une femme à sa descendance, ce lien fort et intense, indestructible, qui avait sauvé des vies par le passé. Ce lien qu'elle sentait d'autant plus profond qu'elle n'avait jamais elle-même connu sa génitrice. Son envie de préserver la sécurité de ses deux petites merveilles, d'elle et de son cadet, coûte que coûte. Felicity n'était pas qu'une mère, c'était une combattante. « Tu vas emmener Cynan avec toi dans ta chambre puis prendre un sac avec quelques affaires. Ensuite tu ira rejoindre Lörem dans le jardin. » « Mais maman... toi et papa... » « On va rester ici, Astrée. On va rester mais vous, vous allez devoir partir. » « Pour... pourquoi ? » « Tu dois faire vite, ma jolie Níniel. » Un coup à l'estomac, c'est ce qu'elle ressentit lorsque son deuxième prénom sorti de la bouche de sa tendre mère. Níniel. La fille aux larmes. « Je t'aime, maman. » « Moi aussi je t'aime ! » « Suis ta sœur, Cynan, ne la surtout lâche pas. Et faites vite. Je vous aime. »

A peine avaient-ils pénétré dans la grande pièce qui servait de chambre à la jeune enfant, que des bruits secs se faisaient entendre au rez-de-chaussée. Des bruits secs, violents, dont la résonance agressait les oreilles des deux gamins. « Qu'est-ce qui se passe Astrée ? » Il avait parlé dans un souffle, respirant le plus silencieusement possible, serrant le bras de son aînée aussi fort qu'il en était capable. Il n'était pas prêt à affronter une telle épreuve... Il ne comprenait pas... Orphelin à sept ans. C'était ce qu'il allait être. Et avec un an de plus uniquement, elle finirait dans le même cas. Elle l'avait comprit. Elle ne pourrait pas aller contre ça, c'était ce que le destin avait décidé pour eux. Elle espérait simplement qu'ils seraient vite partis d'ici, qu'ils rejoindraient rapidement Lörem, pour ne pas assister au drame. « On va quitter la maison un moment, mais tout va bien se passer. » « J'ai peur. » Il n'était pas stupide. Au fond sans doute avait-il tout aussi bien comprit qu'elle-même. Il était plus sensible simplement, plus fragile. Elle devait prendre soin de lui. L'obligeant à s'asseoir au bord du lit, elle caressa sa joue et posa un baiser sur son front tiède, d'un geste maternelle. « Je ne t'abandonnerai pas. » Il sourit. Un sourire dévasté par une intense souffrance, mais un sourire cependant. Elle craignait qu'il ne puisse plus jamais lui offrir d'expression plus joyeuse à partir d'aujourd'hui. Il ne serait plus jamais heureux comme il avait déjà pu l'être. Elle ne sut pas ce qui traversa son esprit perdu de petit garçon à cet instant, quand il fit certainement la même triste constatation qu'elle. Cependant, lorsqu'elle se retourna après avoir rangé un dernier pull-over dans leur sac de voyage, il était déjà sorti de la pièce. La crainte. La panique. La terreur. Des émotions violentes qui poussent à agir de manière si irréfléchie, si dangereuse... « CYNAN ! CYNAN REVIENS ! » Les cris d'un enfant. Les cris désarmant, alarmant, inquiétant et menaçant d'un enfant. Elle s'élança dans le couloir, assez rapidement pour le voir pénétrer dans sa propre chambre. Sans attendre, elle le suivit et le vit accroupi près d'une armoire, une boîte de ferraille circulaire dans les mains, les larmes aux yeux. « Cynan, s'il te plait, on doit y aller... Dépêche toi... » « C'est un cadeau de papa... Je dois le prendre, je dois le prendre... » « Je t'en supplie, Cynan... » Se mordant les lèvres, lançant un regard paniqué à l'embrasure de la porte, la fille aux cheveux blonds tentait en vain de tirer son cadet par le tissu de sa veste. Elle le suppliait, ses mains tremblant autant que ses jambes, prêtes à lâche au moindre moment. « Je n'y arrive pas Astrée, ça ne veut pas s'ouvrir... Astrée je n'y arrive pas ! » « Prends la boîte ! On sort d'ici, tout de suite ! » Enfin il arrêta de s'opposer à elle et elle réussit à le forcer à se relever. La boîte glissa et le couvercle s'échappa subitement. Les billes tombèrent sur le parquet dans un bruit cristallin. Un bruit abominable, insupportable, difforme. « Astrée... Astrée... LÂCHE-MOI ! » « Je suis navrée, je ne peux pas... Pardonne moi Cynan... » « LAISSE MOI, LAISSE MOI ! JE TE DÉTESTE, ARRÊTE ! LÂCHE-MOI ! » Des larmes coulaient sur le visage du petit homme brun et il en venait à crier, sa gorge explosant en des milliers de vociférations. Des cris qu'elle ne pouvait contenir avec sa pauvre petite main et la volonté féroce de Cynan. Pourquoi donc ne se taisait-il pas ? Pourquoi ne tentait-il pas de comprendre ? Pourquoi ? Pourquoi les condamnait-il ainsi ? Non, elle ne pouvait pas le blâmer. Il était normal qu'il ne sache pas ce qu'il se passe. Tout à fait normal. C'était elle la responsable. Si seulement elle avait réussit à le contenir, si seulement elle avait été plus forte, si seulement... si seulement elle n'avait pas existé, ses parents n'auraient jamais eu à aller jusque là... « Pardonne-moi... » « Putain, c'est quoi ce vacarme ? ... Oh, des mini-Wilshire ? Et ben on a touché le jackpot ! MAXWELL ! Y'a du butin là-haut ! » « Amène les moi, on va s'amuser. »

Tirés par les cheveux, le bras en sang, les ongles de l'étranger enfoncés dans sa peau, la petite fille se laisse lamentablement glisser au sol, serrant son frère d'un étau protecteur. Elle ne laisserait personne le toucher. Personne. Lorsqu'ils arrivèrent dans le grand salon, elle le trouva méconnaissable avec tout son mobilier dévasté, ses fenêtres cassées et sa tapisserie déchirée. Comment tout avait-il pu se dérouler si rapidement ? Un corps attira son regard, mais dans un hoquet de dégoût elle détourna la tête et recouvra les yeux de son cadet avant qu'il n'ait le temps de voir le cadavre déchiqueté. Son cœur battait à tout rompre, elle n'arrivait plus à arrêter ses pleurs, mais malgré tout elle ne laissait sortir aucune plainte de sa bouche, les lèvres scellés comme à titre symbolique. Ils n'auraient pas le plaisir de la voir supplier. Un Wilshire ne suppliait jamais. Comme elle s'y attendait, les hommes s'en étant prit à son père, l'ayant sans doute brièvement torturé avant de le tuer et de le laisser dépouillé près de la grande porte de la pièce, avaient des têtes de brigands de pure souche. Des gens avec qui ses géniteurs avaient l'habitude de traiter. Des moldus de pacotilles. « R'garde moi ça, ils nous avait caché leur petit trésor... On pourrait en tirer un bon prix, nan ? » « La ferme, Evan. On est pas là pour marchander. » « On pourrait au moins profiter d'ce que ces connards ont à nous donner ! On l'mérite, vu comment ils nous ont berner. » « Qui sait, cette gamine est peut-être bien empoisonnée. On prend rien, on détruit tout. Compris ? » « Je m'occupe de la vieille dans ce cas. » « Prends ton temps, son mari était vraiment pas résistant. » Horrifiés, les deux enfants cherchèrent leur mère du regard tandis que les deux hommes continuaient de discuter entre eux. Elle se trouvait là, dans un coin, les habits déchirés, les cheveux en bataille, les joues rouges et les yeux gonflés, les jambes découvertes et bleuies de coups. « Laisse le moi, petite. » Que se passait-il ? Que faisait-il ? Astrée ne comprit que lorsqu'elle sentit son frère lui serré la main. Il voulait le lui enlever. Le lui enlever et lui faire du mal. « NON ! JAMAIS ! JAMAIS ! » Toute la volonté du monde était-elle suffisante face à la force d'un homme d'une trentaine d'années ? Si seulement. Elle réussit à lui tenir tête quelques minutes, tirant de toutes ses forces pour que son précieux ne lui soit pas arraché. Quelques minutes de gagner, quelques minutes de douleur supplémentaires. Quelques minutes vides, qui ne servirent à rien. Elle n'oublierait jamais cet instant empli de regrets, de repentances, d'haine envers sa propre personne... Pourquoi avait-elle laissé sa main glisser ? Pourquoi ne s'était-elle pas plus accrochée ? « Pauvre petite sorcière... Elle est où ta petite baguette ? Va en enfer, salope ! » Sa tête se tourna, et tout s'enchaîna. Les coups de pieds dans l'estomac de sa mère, sa tête se faisant cogner contre le mur, son frère dans les jambes étaient tirés, tiraillés, un coup de feu aussi, sans savoir qui avait été touché. Et elle, contre le mur, spectatrice impuissante. Se mordant la main à en faire ressortir ses phalanges, l'enfant ne donnerait pas le plaisir de faire entendre sa voix. Elle avait échoué. Le corps encore frais de son père était à quelques mètres, pour lui rappeler sa défaite. C'était tellement... irréel... Ce n'était qu'un cauchemar... Un autre coup de feu, tiré près de la poitrine de son frère. Le sang irradiait la pièce, plongée dans le liquide visqueux éclatant. Sa tête tourna lorsque ses yeux se posèrent sur le petit corps frêle, pâle, les yeux vitreux mais encore vivant. Elle crût tomber dans les pommes mais, un coup à l'arrière de sa tête la fit sortir de cette transe passagère. Un coup volontaire, porté par l'homme le plus violent des deux, celui encore en train de s'acharner sur sa mère. Il sortit un couteau de sa ceinture, un couteau qu'il porta au ventre de sa victime, entaillant toute la longueur, avant d'aller marquer ses joues, sa poitrine à travers le tissu encore résistant, ses jambes, entourant ses chevilles, allant enfoncer plus profondément la lame dans le genou. Prise d'un haut le cœur, la gamine ne put s'empêcher de vomir devant un tel spectacle digne des arènes. Son dégoût ne fit que s'accroître quand ses yeux se portèrent automatiquement à l'endroit où son cadet reposé. Paralysée, elle ne respirait même plus, se contentant de faire tourner ses pupilles d'un côté et de l'autre, comme si elle espérait trouver un peu de tranquillité dans cet enfer. En vain. La chevelure brune n'était même plus visible sous la couche épaisse de sang qui l'habitait. Existait-il plus horrible manière que de quitter ce monde ? En étant tué par l'essence propre de notre existence, de notre vie, des battements de notre cœur ? Elle n'y voyait plus rien avec toutes ces larmes salées masquant sa vue, couvrant son visage, son être tout entier. Mais elle percevait avec une netteté déconcertante les derniers souffles de son petit roi, de son petit frère, de son petit 'elle'. Rampant presque sur le sol dans l'espoir de se rapprocher de lui pour l'accompagner dans cette épreuve, sans se soucier de son état, de sa laideur et de sa puanteur, elle n'émit pas un son lorsqu'un des agresseurs écrasa sa main pour empêcher sa progression. Le mordant à la jambe, elle se débattit pour atteindre son but, allant accrocher le bras déchiqueté de Cynan. « Regarde-moi, je suis là... » Fut tout ce qu'elle réussit à articuler, d'une voix perdu, presque inaudible. Il ouvrit ses paupières dans lesquelles elle ne sentait plus aucune vivacité, ce qui lui donna encore plus envie de pleurer. « Pardonne moi... » « Tu... tu ne... m'aban... m'abandonne... pas... » Ses paroles, ses dernières paroles, pleines d'espoir et d'attente. « Jamais. Jamais je ne t'abandonnerai. »

Il périt dans ses bras, tout près d'elle, sa mère le suivant de peu, de quelques secondes. Elle agonisa un instant et lorsque tous deux l'eurent quitté, elle se sentit... tellement absente. Ses sanglots cessèrent et ses tremblements tout autant. Elle se ficha même de ce que les deux hommes pourraient bien lui faire. Elle ne leur prêta pas un regard, se laissant porter par ses pensées, lorsqu'ils la tirèrent sur le sol, dans sa crasse, pour l'étirer contre le parquet, l'un d'eux essuyant son couteau, l'autre affutant une lame plus petite mais bien épaisse avant de remonter la robe de la petite fille et de lui retirer ses bottes. Elle les entendit parler, lancer des sarcasmes, des insultes, euphorisés par leurs victoires et leurs meurtres, sans imaginer un instant qu'on pourrait les faire payer. Imbéciles de moldus. Saletés. Insensibles. Allez crever. On lui enfonça quelque chose dans la cheville, quelque chose qui vient la toucher à l'os, quelque chose qui vint lui arracher un soupir tordu mais, rien d'autre. Elle sentit aussi sa tête se faire plaquer sur le côté, son oreille obstruée, certainement par son sang. Son rythme cardiaque était instable et ne s'arrangea pas lorsque l'un d'eux tenta de l'étouffer. Son corps fut pris de spasmes incontrôlables et se stoppèrent aussi simplement qu'ils avaient commencé. Elle sentit son esprit divaguer, une ombre la recouvrir, des bras l'entourer, mais déjà elle était loin, très loin, trop loin. L'obscurité était si apaisante, le silence si réconfortant. Jamais je ne t'abandonnerai. Non, jamais. Ils paieraient tous. Ils paieraient jusqu'à ce qu'elle le retrouve enfin.


❝ revenge is a dark and lonely road...
there is no going back. ❞

Ses parents étaient des sorciers de sang pur lui ayant de ce fait inculqué les valeurs souches de la magie, de la théorie à la pratique. Bien qu'elle n'ait eu sa baguette que lorsqu'elle eut atteint l'âge d'onze ans, elle était déjà prête à user d'un tel instrument le jour où elle la reçu. Elle avait très tôt été informée de l'histoire des sorciers, des combats les ayant marqué, du secret qu'ils étaient au regard du monde entier, de la crainte qu'ils faisaient naître chez les autres. Ces autres. Ces moldus. Ces tyrans égoïstes voulant garder pour eux tout l'univers. Seulement, les Wilshire, bien que très fiers de leurs origines et très portées sur la conservation des principes et des manières des familles pures, n'étaient ni renommés, ni reconnus, ni plus appréciés que quiconque. C'était une famille certes conservée, mais très discrète et tentant de cacher son réseau un peu.. particulier. Ce réseau qui avait mené à la perte de son nom.

James et Felicity dénigraient la plupart des non sorciers, étaient très renfermés et n'avaient que de simples connaissances, jamais de rapports très proches avec ceux qui traitaient en leur compagnie. Leurs enfants étaient surprotégés, gardés à l'écart de leurs affaires, ne voyaient que leur précepteur et n'avaient aucun relai avec l'extérieur, de manière à ce que personne ne puisse s'en prendre à la famille par leur biais. Jamais Astrée ou Cynan ne s'y étaient opposé, ils se plaisaient même à leurs activités de fils et de fille de bonne famille, de leur éducation à leur petits plaisirs comme la musique magique pour le plus jeune, la lecture pour l'aînée. Leur enfance avait été tranquille, paisible et sans problème, jusqu'à cette journée fatidique. Cette journée où tant de révélations s'enchaînèrent. Ce réseau, si bien ficelé, si bien dissimulé, consistait à vendre de la magie aux moldus. C'était la marque de fabrique des Wilshire, joué de leur supériorité, de leurs petites potions pour rendre la vie plus aisée aux faibles et les tenir en esclave. C'était un peu de magie contre de la fidélité, des petits marchés leur permettant de vivre aussi bien. Des marchés qui s'étaient retournés contre eux. Une potion mal confectionnée avait finit par avoir des effets très indésirables sur l'un des clients, rien qu'une erreur de cuisson. Cependant les moldus sont inconscients, les moldus sont stupides et ne réalisent pas que si la magie peut faire des miracles, elle peut aussi faire des désastres. C'est un prix à payer, quand on est sorciers. Le prix de l'échec. Le prix fort. Celui qu'endurèrent James, Felicity et Cynan ce jour-là, touchés par l'esprit barbare de consommateurs insatisfaits auxquels Astrée avait de peu échappée.

Lörem, le fameux serviteur de la famille, plus loyal que n'importe quel Poufsouffle confondu, avait suivi ses études à Serdaigle. Orphelin, il avait été recueilli par les parents de James qui avait fini par le prendre sous son aile. Ce n'était pas vraiment un serviteur, davantage un conseiller. La voix de la sagesse. Celui qui avait réussit à se dissimuler lors de l'attaque et qui, inquiet de ne pas voir les jeunes Wilshire le rejoindre s'était élancé, arrivant juste avant que la petite ne sombre. Une bien triste histoire. Il s'attendait à voir son vieil ami périr et à apprendre la mort de sa compagne, mais que l'un des enfants décède n'était pas dans les plans. Il n'avait pas prévu que les choses tournent aussi mal. Il n'avait pas prévu de devoir s'occuper d'une jeune fille aussi amorphe, éteinte, passive... et à la fois si furieuse, se préparant patiemment dans l'ombre à frapper. Elle était imprévisible à sa manière. Imprévisible et sans pitié. Il avait très vite comprit que ses tentatives pour l'apaiser ne mènerait à rien. Pas après une tragédie pareille, pas après ce qu'elle avait dû voir. Si son corps ne portait presque plus de séquelle de l'attaque, ses souvenirs étaient intacts. Plus vifs à mesure que les jours, les mois, les années passaient.

Les premières semaines passées ensembles dans l'humble demeure de Lörem, elle n'avait posé aucune question. Elle n'avait à dire vrai pas prononcé un seul mot, à peine mangeait-elle ou buvait-elle, seulement le strict minimum. Elle restait dans le lit de la petite chambre d'ami qu'avait aménagé son hôte, ne disant un mot, ne touchant plus à ses bouquins tant chéris qu'elle avait emmené dans son voyage. C'était insoutenable, toute cette tension, ayant duré au moins deux mois. Puis enfin, elle s'interrogea. Sur les raisons de cette soudaine agression, sur ce que ses parents avaient fait. Elle eu des réponses, plus détaillées qu'elle n'aurait pu l'espérer. Elle ne comprit jamais, ne comprend toujours pas, pourquoi Cynan a du en payer les conséquences. Pourquoi lui ? Pourquoi pas elle ? C'est encore plus douloureux d'être le survivant, d'avoir a affronté chaque jour la réalité de l'absence de l'autre. Elle ne s'en remettrait jamais.
Ensuite, elle posa des questions sur Poudlard, dont sa mère lui avait brièvement parlé, pensant qu'elle aurait le temps de lui en faire plus ample le récit l'année de ses dix ans... Ce qu'elle n'aura jamais eu l'occasion de faire. C'est ainsi qu'elle apprit comment se passait les achats sur le Chemin de Traverse, qu'elle n'avait jamais visité jusqu'alors, qu'elle sut quelles matières étaient enseignées, quelles options étaient proposés, qu'elle sut quelle histoire reliait chaque maison. Il lui parla davantage de Serdaigle, des qualités formant les bleus et bronzes. Maison dans laquelle finalement atterrie aussi la belle brune, sans doute sa soif de connaissance mais aussi sa détermination, son acharnement qu'elle ne cessa pas de montrer, déterminèrent le choix du Choixpeau, touché par son parcours et le fait qu'elle reste digne malgré tout.
Ses septs années furent calmes, loin d'être mouvementés. Elle resta à l'écart de la foule, développant une haine réciproque envers les sangs mêlés et sang de bourbe, de ce fait plutôt proches de Serpentards. Lörem tolérait ce rejet des impuretés, connaissant son histoire personnelle, mais les autres ne savaient pas toujours ce qu'elle avait traversé, cet esprit de vengeance qui l'animait. Ils étaient ignorants et de ce fait, cruels. Beaucoup lui lancèrent des menaces, beaucoup l'injurièrent et la dénigrèrent à cause de son comportement vu comme arrogant et supérieur. Elle ne faisait pas ça par plaisir, mais par rancune extrême. D'un côté, leurs critiques ne firent que renforcer sa répugnance des races inférieures, la soutenant dans ces croyances. Astrée était de ces jeunes femmes qui ne se laissaient pas marcher sur les pieds, ignoraient royalement les quelques prétentieux tentant de la séduire et se contentaient de passer leur soirée à lire et à s'informer sur l'actualité plutôt que de faire la fête sans raison. Sa joie de vivre s'était évaporée en même temps que la vie du reste de sa famille et elle ne souriait qu'en présence de Lörem, son protecteur, son sauveur, son instructeur.

A défaut d'être dans la capacité d'aider les humains - domaine dans lequel elle se sentait incapable d'exceller - elle se pencha très vite sur le cas des animaux magiques, bien trop rejetés à son goût. En effet, après les horreurs qu'elle avait affronté, la jeune femme avait développé une certaine crainte face aux corps mutilés, du moins elle se sentait incapable de les soigner après l'échec face à sa mère et à son frère. Les bêtes blessés, au contraire, étaient loin de l'effrayer et se couper elle-même n'était pas non plus déstabilisant - même si certaines séquelles psychiques font que de mauvais souvenirs remontent à la surface dès qu'elle en vient à se retrouver face à une plaie ouverte. C'est ainsi sans surprise, pour ceux qui prenait le temps de s'intéresser à elle, qu'elle développa un attrait pour les cours de Soins aux Créatures Magiques, qu'elle suivit avec attention le long de ses études et dans lesquels elle excellait particulièrement, récoltant un Optimal à chacun de ses examens. Elle était une Serdaigle, certes, mais ses préférences se remarquaient non pas par ses résultats mais par son engouement lors des cours. Si elle récoltait d'aussi bonnes notes dans d'autres matières théoriques et pratiques, très peu provoquait chez elle une même sensation de curiosité profonde. Elle avait comme une connexion avec ses bêtes, rejetées ou regardées de travers à cause de leur particularité, leur aspect ou leur soit disant degré de dangerosité. Elle se sentait proche d'eux et cela semblait naturel, qu'elle vienne s'occuper de ces êtres bien trop sous estimer, elle, la solitaire délaissée.

Ce ne fut que lors de son entrée à l'université, ayant gagné en maturité et en connaissance, mais toujours avec cette rage bouillante prête à exploser, qu'elle commença à interroger Lörem sur le monde moldu. Monde qu'elle détestait, du plus profond de son âme. Qu'elle déteste toujours. Qu'elle déteste même plus qu'avant. S'il lui apprit que les agresseurs étaient décédés depuis, elle n'en garda pas moins cette envie de faire payer à tous les autres non-sorciers pour leur haine incompréhensible envers les personnes dotées de pouvoirs. De la jalousie pure, de l'envie, de la peur qu'ils laissaient couler en usant de violence. Un prétexte stupide et tellement injustifié, qui n'expliquait pas la mort de ses proches. Elle ne pardonnerait jamais. Elle ferait son possible pour faire couler le plus de sang possible dans leur rang. Autant de sang que Cynan avait dû faire couler.

Lörem n'était pas en accord avec ce besoin de revanche, plus puissant qu'il ne l'imaginait. C'est là que leur chemin se sont séparés, lorsqu'il lui a parlé de l'ordre Braxus et qu'elle a fait par de son besoin, de son envie, de sa nécessité de l'intégrer. Elle est retournée habiter la maison familiale abandonnée depuis, n'ayant plus sa place chez son compagnon et presque parrain. Un elfe lui a même été offert, Windy, afin de l'aider à restaurer la vieille bâtisse encore hanté par le souvenir de son cadet. Elle est trop attachée au passé. Trop attaché à ses souvenirs. Elle parle même toute seule, la nuit tombée, espérant une réponse qui n'arrivera jamais. Elle n'est plus que l'ombre d'elle-même. Une ombre morbide pourtant si vivante et si convaincue que son destin est de détruire. Bien entendu Lörem continue prend de ses nouvelles, il tente même de la raisonner quand il la sent dans un bon jour, mais il ne veut pas se sentir complice d'un tel acte, il ne veut pas la voir se morfondre et s'enfoncer jour après jour. Il veut juste qu'elle soit heureuse, après tout. Il sait que ce n'est pas quelque chose d'envisageable, même si maintenant Astrée en arrive à la fin de ces études, elle n'en est pas pour autant satisfaite. Tant d'autres continuent de la dénigrer, disant qu'ils feraient tout pour avoir sa vie, sans imaginer l'enfer qu'elle subit au quotidien... Mais elle leur montrera. Elle leur montrera à quel point elle peut faire des dégâts. Ils paieront tous. Parce que jamais, jamais elle n'abandonnera.
Et derrière le miroir ?
× prénom/surnom : Devine, devine, mouahahah.
× age ? J'ai dix sept ans madame, dix sept !
× comment es-tu arrivé sur le forum ? J'ai fais un deal avec Rumpelstiltskin, il est cool en fait.
× multicomptes ? Non, j'suis pas une faible.
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MessageSujet: Re: astrée ✪ they just promised it would be worth it. (terminée)   Jeu 12 Avr - 17:37


Naniiiiiiiiis? shifty I love you
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Asylis L. Jedusor

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MessageSujet: Re: astrée ✪ they just promised it would be worth it. (terminée)   Jeu 12 Avr - 18:47

Bienvenue sur le fofo =)
Bonne chance pour ta fichette et si tu as une question MPotter tu peux faire =)
Par contre l'image en haut de la fiche est un icons 100x100 logiquement =)

_________________
Asylis Louane Jedusor
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Cameron R. Lestrange

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MessageSujet: Re: astrée ✪ they just promised it would be worth it. (terminée)   Jeu 12 Avr - 18:48

    Bienvenue ma belle shifty
    Bon courage pour ta fiche, j' ai hâte de lire cela Dark Red I love you
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MessageSujet: Re: astrée ✪ they just promised it would be worth it. (terminée)   Jeu 12 Avr - 18:53

Na-quoi ? Nanis ? Mais oui, la fille super géniale dont tout le monde parle ! Oh que j'aimerai être elle, vraiment. C'est mon idole, mon modèle, mon inspiration. *auto-vénération* ... Non non, ce n'est pas moi. Du tout. Dark Red

Merci beaucouuup !
Je vais changer ça, j'étais pas sur le bon ordi. XD

Thanks ma petite vieille ! b1
Je ferais tout pour ne pas te décevoir. *ton solennel*
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MessageSujet: Re: astrée ✪ they just promised it would be worth it. (terminée)   Dim 15 Avr - 9:31

Nickeeeeeeeel Dark Red !

Tu es validé(e)

Super !! Ta fiche vient d'être validé par le Staffou. Nous te souhaitons un agréable séjour parmi nous et un bon jeu RP. Mais avant de te laisser partir à l'aventure n'oublie pas de faire recenser ton avatar - ICI - et de recenser ton patronus ou tes particularités - ICI -. Et viens réclamer tes 5 points - ICI -. Pour ne pas être perdu tu peux visualiser le calendrier de l'année scolaire 1996-1997 dans le sous-forum : Forum. Ainsi que le Guide du petit sorcier où tu trouvera la vie scolaire de Poudlard (professeur, emplois du temps), la vie scolaire de l'Université et d'autres informations.
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MessageSujet: Re: astrée ✪ they just promised it would be worth it. (terminée)   Dim 15 Avr - 11:16

Yataaaa, merci ! b1
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MessageSujet: Re: astrée ✪ they just promised it would be worth it. (terminée)   

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astrée ✪ they just promised it would be worth it. (terminée)

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